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Les obstacles à l’apprentissage

Que ce soit par les services administratifs, les services d’encadrement ou les dispositifs techniques de diffusion de nos cours, notre clientèle étudiante devrait expérimenter le moins d’obstacles à l’apprentissage possible. Voici les quatre catégories d’obstacles qui nous concernent et des exemples pour chacune (adapté de : Accessibilité Campus).

Obstacles comportementaux

Les obstacles comportementaux sont ceux qui correspondent à des comportements, à des perceptions et à des suppositions menant à une quelconque discrimination des personnes ayant un handicap visible ou non visible. Cela implique un manque de compréhension à l’égard d’une personne ayant une ou plusieurs limitations. Quelques exemples d’obstacles comportementaux :

  • Présumer l’état d’infériorité intellectuelle d’une personne en situation de handicap.
  • Présumer qu’une personne qui a un trouble de la parole ne peut pas comprendre.
  • Transmettre à l’autre le sentiment que vous lui faites une faveur en répondant à ses besoins par des mesures d’encadrement et d’accommodement adaptées.

Obstacles organisationnels ou structurels

Dans cette catégorie, on trouve toutes les politiques, les procédures ou les pratiques qui empêchent, en tout ou en partie, une personne de participer pleinement à une activité. Par exemple :

  • Proposer des rencontres en personne uniquement, que ce soit par le personnel administratif ou enseignant.
  • Imposer une inscription à temps plein pour un programme donné.
  • Exiger que les étudiants expriment leur compréhension du contenu d’un cours par le biais de dispositifs techniques non accessibles à tous.

Obstacles technologiques

Lorsqu’un dispositif ou une plateforme technologique n’est pas accessible à un public visé ou est incompatible avec un accessoire fonctionnel, il s’agit alors d’un obstacle technologique. En effet, la technologie peut améliorer l’expérience utilisateur, mais elle peut aussi inconsciemment créer des obstacles pour certains. Par exemple :

  • Fournir des documents électroniques ou des pages Web sans les balises d’accessibilité Web pour lire du texte optionnel ou alternatif ou pour décrire une image qui serait abstraite.
  • Diffuser un site Web incompatible avec les logiciels de lecture à l’écran.
  • Ne fournir le matériel de cours qu’en version imprimée.
  • Fournir un lien vers un site qui ne respecterait pas les normes d’accessibilité Web comme source de référence principale pour les étudiants.

Obstacles à la communication et à l’accès à l’information

Ces obstacles sont plus souvent rencontrés lorsqu’on néglige de considérer un trouble d’apprentissage ou un handicap sensoriel affectant la vue ou l’ouïe, par exemple. Mais les handicaps dits « non visibles » sont également du nombre. De façon généralisée, ces obstacles touchent la transmission et la réception d’un message.

Voici quelques exemples d’obstacles à la communication et à l’accès à l’information :

  • Fournir des documents électroniques non formatés correctement, donc incompatibles avec les lecteurs d’écran.
  • Utiliser un langage qui n’est pas clair.
  • Diffuser un cours dont la structure n’est pas uniforme ou dans lequel la navigation est complexe.
  • Fournir un document imprimé dont la police est de trop petite taille ou est difficile à lire.
  • Inclure au site du cours des enregistrements vidéo qui ne sont pas sous-titrés et pour lesquels il n’y a pas de transcription de l’oral.

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